Bien que ces quelques lignes extraites
du poème fleuve de Pablo Neruda :
Le Canto Général, s'adressent en priorité à la Cordillère des Andes,
il nous faut convenir que l'Afrique
sub-Saharienne, avec sa terre fertile abreuvée de pluies nourricières, mérite amplement cet hymne à la végétation.

 

 

 

D
epuis les temps les plus reculés et ce dans toutes les parties du globe, l'homme s'est efforcé de trouver dans son environnement immédiat,
les moyens de sa subsistance et de son bien-être.Dès que la question vitale de l’approvisionnement en nourriture fut résolue, il entreprit de découvrir ce qui pourrait l’aider efficacement à combattrela maladie et la douleur sous toutes leurs formes.
Il se tourna naturellement vers les plantes, et en expérimenta empiriquement les propriétés thérapeutiques, avec les conséquences parfois désastreuses que l’on peut imaginer. Puis les classifications apparurent, liées la plupart du temps aux traditions magico-religieuses ou chamaniques des peuples concernés. Au cours des siècles, ces classifications s’affinèrent, s'étoffèrent, pour nous livrer sous des formes précises et parfois très complexes les différents Herbiers que nous connaissons aujourd’hui.


L'immense réserve de savoir contenu dans ces traditions fut utilisée au cours des âges par toutes les populations du globe comme source de remèdes. Cette connaissance prit le nom de phytothérapie, ce qui signifie : soigner avec les plantes.
Quelque peu tournée en dérision et reléguée au rang des superstitions douteuses avec l'apparition de la "pensée scientifique" et la découverte des médicaments modernes, elle est aujourd'hui reconnue comme une spécialité de la médecine officielle.
Elle fait l'objet d'une formation universitaire et d'un Diplôme de Pratique Médicale en Phytothérapie.


Les études et la pratique de cette science, comme tout ce qui est relatif au Vivant, sont longues et rigoureuses.
La toxicité totale ou partielle de certains végétaux -même sous nos latitudes- invite à la prudence pour ce qui concerne leur utilisation.
(L'Aconit, la Colchique ou la Belladone renferment des alcaloïdes mortels). D'autres plantes, plus communes, sont épileptisantes, stupéfiantes ou toxiques à dose élevées, ou pour les enfants. (Sauge, Basilic, Armoise, Angélique ... ).
Quant aux plantes médicinales africaines, il suffit de consulter les ouvrages réalisés par le corps médical avec le concours des tradipraticiens.
Et l'on se rend compte rapidement que la presque totalité des plantes citées présente des indices de toxicités variables, surtout en ce qui concerne leur utilisation en usage interne. Cet emploi nécéssite donc un avis éclairé.


Mais, s'appuyant sur le savoir des tradipraticiens, plus de 80% de la population africaine utilise les plantes médicinales.
Soit pour des soins personnels ou pour ceux de leur bétail.
Et de nombreuses études scientifiques ont été entreprises dans ces régions, afin d'étudier l'aspect botanique et thérapeutique de ces plantes, et de tenter d'intégrer leurs propriétés médicinales dans un système de santé moderne.


Nous proposons dans les pages qui suivent une série de fiches techniques sur les plantes médicinales africaines, ainsi que quelques préparations spécifiques utilisables en usage externe ou cosmétique, réalisée par nos soins sous contrôle pharmaceutique, mais s'inspirant directement de la fabrication traditionnelle.

Naturellement, ce site est en perpétuelle mise à jour et nous vous invitons à le visiter souvent afin d'y découvrir
de nouvelles plantes et de nouveaux produits.

Bonne visite.



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Mise à jour : 2 Juin 2010